lundi 18 février 2013

Hommage au pontificat de Benoît XVI


Communiqué de « Souveraineté, Indépendance et Libertés » (SIEL)

A
vec la clairvoyance qui l’aura toujours caractérisé, Benoît XVI achève avec simplicité et humilité, c'est à dire avec grandeur, un pontificat dont la postérité reconnaîtra un jour l’importance.
Œuvrant inlassablement au bien de l’Église de Rome, en dépit de l'ambiance de christianophobie et des odieuses polémiques qui auront tenté en vain d'assombrir son ministère, Benoît XVI aura largement contribué à consolider l’unité de l’Église catholique, refermant en quelque sorte la parenthèse historique marquée par une interprétation quelquefois outrancière des réformes engagées par le Concile Vatican II. S’appuyant avec intelligence sur un magistère universel qu’il a largement revivifié, portant sa parole lucide sur les cinq continents, il aura largement répondu aux attentes d'un milliard et demi de fidèles, replaçant notamment le mystère de la Foi au centre des préoccupations quotidiennes et du message de l’Église romaine.¢


L'émotion qui, dès les premières heures, a suivi l'annonce de sa renonciation, est le signe évident de l'ampleur de la magistrature papale dans le monde et singulièrement en France. Le SIEL y voit la confirmation d'un élément qui, dès son origine, guide sa démarche et inspire ses orientations : contrairement à ce que veut donner à croire un trop grand nombre de faiseurs d'opinion, notre nation est en voie de re-christianisation, cherchant une parole qui se situe systématiquement au-dessus des remugles ordinaires de l'intimidation idéologique, de la ruse politicienne, des impostures de la société de la marchandise, du spectacle et de l'esbroufe. L'émotion de nos compatriotes est un démenti cinglant apporté à tous ceux qui croient possible d'étouffer en France l'influence de la religion catholique, laquelle s'exprime aujourd'hui par des voies renouvelées, comme à ceux qui croient que la laïcité absorbe l'ensemble de la question religieuse, jusqu'à dissimuler la profonde catholicité de la fille aînée de l'Église, qui reste de fait la première puissance catholique du monde.

Le SIEL entend aussi rendre hommage au courage et à l’abnégation d’un homme dont nul ne saurait discuter sérieusement la sagesse, le rayonnement intellectuel et la force spirituelle. À Benoît XVI nous devons d'avoir, par ses efforts de rapprochement avec l'Église orthodoxe, rappelé les fondements d'une autre Europe, mais aussi de mieux comprendre les enjeux des grands conflits qui agitent notre monde, ainsi qu'il le fit notamment lors du puissant discours de Ratisbonne en 2006 ; comme nous devons au cardinal Ratzinger d'avoir fixé les "points non négociables" qui s'imposent, ou devraient s'imposer, à tout catholique engagé dans l'action politique, et dont le SIEL s'honore d'être le seul parti français qui les ait inscrits dans son programme, tels qu'il les a édictés.

Dans un monde désorienté, plus que jamais marqué par le règne absolu du relativisme et du matérialisme que Benoît XVI aura combattu sans relâche, le SIEL forme le vœu que le prochain successeur de Pierre sache répondre pareillement aux défis de ce temps et que, s'inscrivant dans la continuité des grands papes que furent Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, il fera resplendir le message chrétien, celui de l'amour universel, seul capable de retenir un monde qui roule aujourd'hui sur les pentes les plus dangereuses.¢