mardi 12 février 2013

De quoi j’me mêle ! par Manuel Gomez

« L
’Armée Française a poursuivi sa progression vers le nord du Mali à une allure record et atteint la frontière algérienne. Dans moins de deux mois elle se trouvera devant Marseille et pourra libérer cette ville des terroristes qui l’occupent. »
Cette boutade peut prêter à sourire mais elle reflète l’exacte vérité : il est impossible d’éradiquer les groupes terroristes par une opération militaire, aussi bien préparée et bien menée soit-elle.

Il est évident que l’intervention de l’Armée Française au Mali était absolument nécessaire. Sans cette intervention Bamako serait aujourd’hui aux mains des terroristes et le Mali un pays totalement soumis à la « Charia ». Les groupes terroristes se sont effacés devant la puissance militaire mais n’ont pas disparu et ils interviendront de nouveau dès le départ des « Français ». Au Mali ou ailleurs.

Il faut combattre le terrorisme islamiste là où il se trouve mais il ne faut pas l’aider à s’installer là où il ne se trouve pas. Or c’est ce que font les occidentaux depuis quelques années parce qu’ils n’ont toujours rien compris à l’Islam.

La religion musulmane, dans tous les pays où elle est exclusive, est une dictature politique qui impose « ses lois ».

Il n’existera jamais de pays musulmans à direction démocratique et laïque.

Les pays occidentaux ont applaudi, et applaudissent encore, à l’éclosion des « printemps Arabes ». Ils refusent ainsi  la réalité des faits : dans tous les pays d’où ont été chassés les « dictateurs » se sont imposés immédiatement les « salafistes » (ainsi  aujourd’hui la Tunisie, l’Égypte, la Libye et hier l’Irak, le Yémen et  l’Iran et demain la Syrie où ils sont déjà sur le terrain).

Et ce qui est plus grave c’est que tous ces pays pour lesquels nous pensions être intervenus  « dans leur intérêt » se retournent contre nous dès que nous nous attaquons aux fanatiques de leur religion et nous demandent de « dégager » et de nous mêler de nos affaires.

Et c’est bien ce que nous devrions faire…nous mêler de nos affaires.

Cela nous aurait évité sans aucun doute de nous mêler de la Libye hier et par conséquent du Mali aujourd’hui.