dimanche 27 janvier 2013

PS : Harlem désire garder le moral

Harlem Désir a tenté hier samedi de rassurer et de remobiliser les socialistes lors d’une réunion des secrétaires de section à la Mutualité, les enjoignant de « garder le moral » et de « ne pas baisser les bras ».
Il s'agissait du premier rassemblement d'importance des socialistes depuis le congrès de Toulouse, en octobre dernier. Or, le calendrier a été lourd ces trois derniers mois pour le gouvernement, bousculé par les « couacs » au sein de l'équipe Ayrault, par les critiques sévères de la droite mais aussi par celles du Front de gauche, sans parler des relations houleuses avec ses « alliés » écologistes. Avec pour corollaire, des sondages en chute libre.

« Notre parti doit être en campagne permanente pour le changement. Nous devons faire le service-après réformes, expliquer la cohérence de ce qui est fait », a lancé le Premier secrétaire du PS devant un parterre de militants sceptiques et désabusés.

Parmi eux, Philippe Chevallier, secrétaire fédéral à Grenoble, déclare même: « On en prend un peu plein la figure. Beaucoup disent: on nous avait promis ceci, on nous avait promis cela. Et alors?... », en soulignant l'immense attente et la faible patience qui règnent dans le pays, sur fond de budgets serrés, de vie chère, de chômage.

« Les militants socialistes ne sont cependant pas grognons, mais ils disent, c'est quoi la suite? », ajoute-t-il en espérant quelques actions fortes du gouvernement qui remonteraient leur moral.

Pas démonté « pour si peu », Harlem Désir a longuement raillé la droite qui « depuis huit mois, n'a fait aucune proposition, pas une. Rien!... Si on était cruel, on dirait que Sarkozy, c'était la droite Guéant, alors que Copé, c'est la droite néant ». On rigole comme on peut.

Enfin, il a mis en garde le Front de gauche qui, selon lui, suscite la « déception » par son attitude au niveau national, ainsi que par les invectives de Jean-Luc Mélenchon.

En clair, cette réunion avait pour but de resserrer les rangs en motivant les troupes. Bon courage Harlem… Y a du boulot !...