jeudi 31 janvier 2013

Les fonctionnaires manifestent contre le gouvernement

Les 5,2 millions de fonctionnaires sont appelés aujourd’hui jeudi par trois syndicats à manifester au gouvernement et à François Hollande, pour lequel les deux-tiers d'entre eux ont voté, d'une certaine "impatience", notamment sur le pouvoir d'achat.
"L'heure de la mobilisation a sonné", a affirmé jeudi matin Thierry Lepaon, le futur secrétaire général de la CGT. "C'est la première fois depuis que ce gouvernement est présent qu'il y a une mobilisation de cette ampleur", a-t-il dit sur RTL.

Selon la fédération CGT des Services publics, des "perturbations importantes" étaient déjà recensées jeudi matin dans les services publics territoriaux, avec des fermetures de services de restauration, de crèches, ou encore des services de collecte des déchets, à Toulouse, Rennes, Bordeaux, Nantes ou Paris.

Quelque 120 rassemblements et manifestations sont prévus dans l'ensemble de la France, dont une manifestation à 14 heures à Paris à partir de Port-Royal vers le ministère de la Fonction publique. Selon le premier syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, près d'un professeur des écoles sur trois devait être en grève.

La CGT, FSU et Solidaires, à l'origine de cette journée d'action, réclament une revalorisation du point d'indice qui sert de base au calcul des salaires et est gelé depuis 2010.

Mais ils entendent aussi faire part de leurs revendications sur l'emploi - les créations de postes dans les ministères "prioritaires" (Justice, Police, Éducation) devant se traduire par de nouvelles suppressions de postes ailleurs -. Ils réclament également l'abrogation de la journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie, instaurée par le gouvernement Fillon. La mesure, dénoncée unanimement par les syndicats, aurait rapporté moins de 100 millions d'euros.

Avec ce mouvement, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, qui doit permettre d'entrer dans le vif du sujet après la phase de bilan.

Les syndicats espèrent en savoir plus sur ses intentions le 7 février. Ils ont d'ores et déjà prévu de se réunir à nouveau après cette rencontre, pour voir si leur "impatience" a été prise en compte, n'excluant pas une "mobilisation beaucoup plus large si les choses restent en l'état".
Avec AFP