dimanche 20 janvier 2013

Hollande approuve l’intervention algérienne

François Hollande a jugé samedi "adaptée" l'intervention des autorités algériennes visant à mettre fin à une prise d'otages dans le sud-est de l'Algérie, un épisode sanglant qui justifie selon lui l'action de la France "contre le terrorisme" au Mali.
La situation africaine a dominé la courte visite du chef de l'État en Corrèze, où il est intervenu à plusieurs reprises et où il a rencontré des soldats du 126ème Régiment d'Infanterie de Brive-la-Gaillarde, en partance pour l'Afrique.

La journée a été rythmée par des informations incomplètes sur "l'assaut final", selon la formule de l'agence de presse algérienne APS, lancé par les forces spéciales algériennes contre les islamistes retranchés sur le site de Tiguentourine, théâtre d'une prise d'otages depuis mercredi.

Des captifs, dont un Français et plusieurs autres occidentaux, ont été tués, ainsi que des ravisseurs.

Plusieurs capitales, dont Londres et Tokyo, ont regretté de ne pas avoir été prévenues par les autorités algériennes de leur intention d'intervenir.

François Hollande a quant à lui affirmé faire confiance aux Algériens dans ces circonstances.

"Nous n'avons pas encore tous les éléments mais quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées, et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner - ce qu'ils ont fait - leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui paraissent, à mes yeux, les plus adaptées car il ne pouvait pas y avoir de négociation", a dit le président français à des journalistes à la préfecture de Tulle.

"Tout le monde a accablé l'Algérie mais les Algériens sont souverains chez eux", faisait-on remarquer dans l'entourage du président. "La France est consciente de ce que cette prise d'otages représente pour l'Algérie, un pays qui a connu le terrorisme."
Avec Reuters