dimanche 6 janvier 2013

Centrafrique : pays chrétien en 2012, islamique en 2013 ? par Partizan

L'actuel président Bozizé et ses partisans
Ce qu'il se passe en ce moment en République Centrafricaine est effarant. Ce pays de 4,5 millions d’âmes, a obtenu son indépendance de la France en 1960, gardant une forte imprégnation de notre culture, gardant le français comme langue officielle, à côté du sango, langue véhiculaire.
Sur le plan religieux, 80% des centrafricains se disent chrétiens, 10% animistes et 10%... musulmans.
Pourtant, ce qui est en train de se passer dans ce pays dépasse en vitesse tous les processus d'islamisation forcée qu'ont connu dans le passé les 57 pays maintenant 100% musulmans.
Profitant de l'élan des « révolutions » arabes, une « rébellion », sous la forme de bandes armées musulmanes locales soutenues par des puissances islamiques étrangères, comme le Tchad, le Soudan, la Libye, infiltre le pays désarmé afin de semer le chaos... et la charia (loi islamique).


LE DILEMME

Face à la dégradation de la situation (attaque de l’ambassade de France, menaces éventuelles sur un millier de ressortissants européens, dont des binationaux), Paris a décidé de renforcer son dispositif militaire, qui est aujourd’hui de 600 hommes.
Pour quoi faire ? C’est tout le problème. Car, en Centrafrique, la France n’a le choix qu’entre deux mauvaises solutions.
Sauver le régime Bozizé, largement discrédité, en « tapant » sur les rebelles du mouvement Seleka ou laisser les choses suivre leur cours sans intervenir. La seconde hypothèse semble avoir la préférence de l’Élysée.

Les centrafricains appellent la France au secours. Mais la France n'entend rien. La France, comme ces dernières années, prend le parti de l'islamisation d'un pays, par son inaction, voire par sa participation active comme ce fut le cas en Libye, en Côte d'Ivoire lorsqu'elle a renversé le président chrétien pour placer un président musulman (rappelez-vous : pour Sarkozy, « soutenir un musulman » au pouvoir est un « signe d'ouverture »).

L'alliance rebelle Séléka, constituée de quelques nationaux mais aussi de beaucoup de Toro Boro, rebelles soudanais du Darfour, est clairement inspirée par le wahhabisme, l'islam « originel » venu d'Arabie saoudite.

Le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua signale que « M. Dhaffane et M. Nourredine, qui sont les deux principaux responsables de cette rébellion, ont étudié en Arabie Saoudite et au Qatar. Ils prônent le wahhabisme à qui veut l'entendre. Ils le prêchent. » On apprend également que M. Nourredine, « fils d'un imam » d'un quartier de Bangui, est un « ancien étudiant de l'Université islamique de Médine ».

Un pasteur de 42 ans, témoigne : « La France doit intervenir ne serait-ce que pour protéger les institutions du pays ! […] Nous vivons dans l’angoisse. Nous vivons la conquête de l’islam en Centrafrique !».

La RCA est la preuve que l'islamisation d'un pays peut être un processus foudroyant, éclair, et non sournois comme ce fut le cas au Liban, où il a fallu atteindre un seuil critique de 40% de musulmans pour que tout bascule.

Les médias français sont muets sur cet aspect, pourtant crucial, de cette « rébellion ».

Sources :
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1556856/2013/01/03/La-rebellion-centrafricaine-accusee-de-precher-un-islam-rigoriste.dhtml


Mise à jour en date du samedi 30 mars 2013

Le mouvement rebelle Séléka, mouvement islamiste constitué de mercenaires étrangers, principalement tchadiens, vient d'achever le PUTCH en préparation depuis plusieurs mois.

Tout ça dans le silence de la communauté internationale, bien trop préoccupée à aider le même genre de "rebelles" en Syrie.

Au terme d'une semaine sanglante clôturée par le massacre de 78 civils à Bangui, ce "mouvement rebelle"  (terme de novlangue très tendance) a mis au pouvoir le musulman Djotodia (la confession de ce dernier est omise dans la plupart des médias qui daignent consacrer une note sur le sujet, comme un détail sans importance).

Ce nouveau dirigeant, non élu, a promis de partir avant 2014, et dans un cynisme de circonstance assure être là "pour tous" et pas seulement pour les 20% de musulmans.

Les journalistes français ont l'air d'y croire en tout cas.