lundi 21 janvier 2013

Bismarck impose la IIIème république à une France monarchiste

L’Histoire réserve parfois des surprises par la révélation de faits occultés par la propagande officielle. C’est le cas notamment pour la naissance de la IIIème république que l’on nous présente aujourd’hui comme étant une émanation directe de la volonté du Peuple. Ce qui est parfaitement faux : à cette époque, la France était très majoritairement royaliste (62%) comme le prouvent les résultats des élections législatives de 1871. Un pavé dans le marécage politico-médiatique actuel !

Or, le Chancelier Bismarck, artisan prussien de la victoire  contre la France de Napoléon III en 1870, avait déclaré: « NOUS LEUR FOUTRONS LA REPUBLIQUE ! », afin d'abaisser durablement la France vaincue en visant ses fondements spirituels, son identité catholique et ses racines monarchiques. Au contraire de ce que l’on voudrait nous faire croire aujourd’hui, les Peuples européens d’alors voyaient justement en la république un régime faible et gage de division.

C'était bien vu. La France ne s'en est pas remise. Nous avons rendu la pareille à l'Allemagne en 1918, puis en 1945... Pauvre Europe !

Lisez les instructions transmises à l'ambassadeur du Reich à Paris : c’est édifiant !


Instruction de BISMARCK (Chancelier du Reich) au comte Von ARNIM, ambassadeur à Paris, le 16 novembre 1871

« Nous devons enfin désirer le maintien de la République en France pour une deuxième raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique; sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusqu'en Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la papauté qui en est la tête.

Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans ces tentatives. La République nous aidera... J'entreprends contre l'Église catholique une guerre qui sera longue et, peut-être, terrible! On m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit, mais il le faut pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire.

Et bien! Je le répète : ici encore les républicains m'aideront ; ils joueront notre jeu ; ce que j'attaque par politique, ils l'attaquent par formalisme anti-religieux. Leur concours est assuré. Entretenez dans les feuilles radicales françaises à notre dévotion la peur de l’épouvantail clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui font naître cette peur... Faites aussi parler, dans ces feuilles, des dangers de la réaction..., des crimes de l'absolutisme, des empiétements du clergé.

Ces balivernes ne manquent jamais leur effet sur la masse ignorante. Oui! Mettez tous vos soins à entretenir cet échange de services mutuels entre les républicains et la Prusse!

C'est la France qui paiera les frais! ... »

Instruction citée par GAUDIN DE VILAINE, au Sénat, le 6 avril 1911,
Journal Officiel du 7 avril 1911