jeudi 27 décembre 2012

Otages : Hollande donne des leçons de parole


Hollande fait les gros yeux aux terroristes terrorisés...
Le président François Hollande a estimé jeudi, au surlendemain d'un message d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) accusant Paris de bloquer les négociations, qu'il ne fallait pas donner de crédibilité à la parole des ravisseurs des otages français en Afrique. Le problème est qu’il ne faut pas davantage en accorder à celle de Hollande ! Rappelons-nous notamment son discours à Alger…

Interrogé sur ce point par des journalistes, lors d'un déplacement au marché de Rungis (Val-de-Marne), le « chef » de l'État a répondu: « Moins on en dit, mieux c'est, on peut travailler ». La réalité serait plutôt : « Moins on en fait, plus on en dit. »

« Des contacts, il y en a, et ce n'est pas la parole des ravisseurs qui peut être aujourd'hui la parole crédible », a-t-il ajouté, insistant: « La meilleure des façons pour sortir nos ressortissants des mains qui les ont capturés est de rester le plus discret possible et de ne pas rentrer dans je ne sais quel débat ».

Pour François Hollande, « protéger nos ressortissants, lutter contre le terrorisme, assurer la libération de nos otages, tout ça n'est pas contradictoire ».

« Mais je dis aux preneurs d'otages: il est temps que vous les libériez », a-t-il averti.

C’est sûr : les terroristes ont été… terrorisés !

Au total, la France compte en Afrique neuf otages dont huit au Sahel et un en Somalie depuis le 14 juillet 2009, détenu par des insurgés islamistes.

Au Sahel, Aqmi détient depuis le 16 septembre 2010 quatre employés du groupe nucléaire français Areva et de son sous-traitant Satom, enlevés au Niger, et depuis novembre 2011 deux Français capturés dans le nord du Mali.

Une septième personne a été enlevée le 20 novembre dans l'ouest du Mali par un autre groupe islamiste armé, le Mujao. Enfin, un ingénieur français de 63 ans a été enlevé le 19 décembre au Nigeria par le groupe islamiste Ansaru qui serait lié aux islamistes nigérians de Boko Haram.