jeudi 27 décembre 2012

Nucléaire franco-chinois: l'accord intégrera la propriété intellectuelle


L'accord nucléaire tripartite de 2012 entre les français EDF, Areva et le chinois CGNPC, validé par le gouvernement, mais qui suscite des craintes sur les transferts de technologies, fera l'objet d'accords complémentaires sur la propriété intellectuelle entre Areva et CGNPC, a assuré jeudi un responsable d'EDF.
« Ces craintes sont infondées. Ce texte fera l'objet d'accords explicites complémentaires, sur la propriété intellectuelle, entre Areva et CGNPC », a déclaré le directeur de la production d'EDF, Hervé Machenaud. À voir…


Cet accord aux contours mystérieux passé fin 2012 est supposé permettre le développement d'un nouveau réacteur de 1.000 mégawatts commun aux trois signataires, selon EDF.

Le dossier est d'autant plus sensible que le patron du groupe public EDF, Henri Proglio, qui a eu des relations tendues avec le gouvernement, aurait dans un premier temps proposé en 2011 de nouer un accord incluant uniquement EDF et CGNPC, et que, selon certaines sources, ce projet d'accord initial, qui n'a finalement pas abouti, proposait des transferts de technologies encore plus importants.

De source non officielle, une enquête de l'Inspection générale des finances (IGF) est actuellement en cours sur ce point.

De plus, un bilan des relations passées avec la Chine est en cours, selon le ministère de l'Énergie.

Le directeur de la production d'EDF, Hervé Machenaud, n'a pas fait de commentaires sur l'enquête de l'IGF et a rappelé que le projet de 2011 avait été bloqué par le gouvernement car il n'incluait pas Areva.

Mis au parfum début avril, le comité de la stratégie d'EDF avait retoqué le projet de 2011. Selon le Canard Enchaîné, l'Agence des participations de l'État (APE) l'a également critiqué dans la foulée et le ministre de l'Économie de l'époque, François Baroin, l'avait bloqué le 18 avril, juste avant l'élection présidentielle.

Mais le recadrage s'est poursuivi avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, jusqu'à l'accord tripartite de 2012 qui a reçu l'accord explicite du gouvernement socialiste, selon M. Machenaud.
Avec AFP