mardi 4 décembre 2012

Lyon-Turin : une absurdité dogmatique


Communiqué de Bruno Gollnisch, Député européen (commission des transports), Président du groupe FN au Conseil Régional Rhône-Alpes 
Le chef de l’État et le Président du Conseil italien viennent de donner leur feu vert au pharaonique projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin par un tunnel qui traverserait en tunnel toutes les Alpes pour déboucher dans l’étroite vallée de Suze, déjà frappée d’importantes nuisances.
Le Front National n’a pas, contrairement aux Verts, d’hostilité de principe dogmatique contre les grands travaux, sous réserve qu’ils soient conformes à l’intérêt général.


Dans le cas présent, il n’en est rien. L’opposition raisonnée du groupe d‘élus Front National à la Région Rhône-Alpes, bien antérieure à celle des Verts, a été confirmée par les analyses des ingénieurs généraux des Ponts-et-Chaussées, des experts les plus qualifiés du transport ferroviaire et, tout récemment, de la Cour des comptes.

En effet, il n’existe pas de marché pour une telle liaison. Ni passager, ni fret.

La volonté de la réaliser s’insère dans un plan européen de ligne ferroviaire de Lisbonne à Kiev, qui n’a aucune pertinence économique, mais qui plaît beaucoup aux Eurocrates. Le coût exorbitant, fixé à plus de 25 milliards d'euros aujourd’hui, atteindra en fait le double de cette somme.

Il importe peu de savoir si cela viendra des budgets nationaux ou européen, puisque l’argent est pris aux mêmes contribuables.

Loin de créer des emplois, le projet en détruira des milliers, en raison du déficit énorme que la collectivité devra supporter…

Ce qu’il faut réaliser d’urgence, ce n’est pas ce mirobolant tunnel est-ouest, c’est la liaison Nord-Sud : Rhône-Saône-Rhin, cinq fois moins coûteuse et plus rentable, qui devrait être terminée depuis longtemps.