lundi 10 décembre 2012

Législatives : UMP requinquée, PS sanctionné, FN stable


La guerre des chefs à l’UMP ne semble pas avoir eu trop de répercussion sur les trois élections législatives partielles qui se déroulaient hier, dimanche 9 décembre, dans des circonscriptions où les résultats de juin dernier avaient été invalidés.
Les candidats de l’UMP se sont qualifiés sans problème pour le second tour. En revanche, les candidats de gauche ont marqué le pas tandis que le FN maintenait globalement ses positions.
Manuel Valls et Harlem Désir étaient venus dans les Hauts-de-Seine pour faire campagne aux côtés de Julien Landfried, le candidat de gauche. Mais cela n'a pas suffi à mettre en difficulté Patrick Devedjian, ancien ministre et candidat sortant de l'UMP, qui est arrivé largement en tête du premier tour de la législative partielle.


Un résultat qui a requinqué une UMP en pleine guerre des chefs. François Fillon d'abord, puis Jean-François Copé, se sont réjouis de ce résultat comme de celui d'Elie Aboud qui a réussi à Béziers à devancer la socialiste Dolorès Roqué, inversant l'ordre d'arrivée de l'élection de juin.

De même, dans le Val-de-Marne, le second tour opposera le candidat de l'UMP à celui de l'UDI, le parti centriste de Jean-Louis Borloo, le PS ayant été éliminé.

Même si les forts taux d'abstention enregistrés obligent à relativiser les résultats, il est indéniable que l'UMP ne paraît pas, au plan local, subir de contrecoup de la déliquescence de l'appareil parisien.

Le Front national, quant à lui, ne profite pas de la situation. En revanche, la gauche est sévèrement malmenée.

On en revient donc à une situation assez classique où les électeurs semblent plutôt avoir saisi l'opportunité de ces scrutins partiels pour sanctionner un gouvernement qui les a déçus. Confirmation ou pas, dans une semaine, à l'occasion du second tour.
Avec RFI