lundi 3 décembre 2012

Guedj (PS): «La crise politique peut rattraper la gauche.»


FPI-Le Gaulois - Invité hier de l'émission « Le Grand Entretien » de RCJ, Jérôme Guedj, président PS du Conseil Général de l'Essonne, a déclaré : « La crise politique qui naît de la crise économique et sociale, peut tout à fait rattraper la gauche. »
Interrogé, sur la tourmente à l'UMP, le député a rétorqué : « Il n'y a aucune raison de se réjouir, quand on est à gauche, de ce qui se passe à l'UMP parce que c'est un symptôme, le premier symptôme du fait qu'il y a toujours une crise politique qui découle d'une crise économique et sociale ».


« Il s'avère que cette crise politique rattrape en premier l'UMP, fragilisée par la défaite à la présidentielle, mais il n'y a aucune raison de penser qu'elle pourrait épargner la gauche », a-t-il ajouté comme si ça commençait aussi à sentir le roussi dans son camp.

« Ce qui se passe à l'UMP, il ne faut pas le regarder avec dédain ou facilité en se disant pour l'instant on peut faire ce qu'on veut. Il faut juste se dire que ça rend encore plus urgente la réussite de l'action gouvernementale, parce que sinon, on est dans un éclatement de la sphère politique et dans ces moments-là il y a un risque de déstabilisation majeure ».

« Déstabilisation majeure »… C’est vrai qu’avec les Verts, avec Mélenchon, avec des sondages qui commencent à faire mourir de rire, avec les menaces de démission de Montebourg (voir notre article), le PS aurait bien tort de se réjouir et de jouer les triomphalistes.
Finalement, dans le doute, Guedj a bien raison de rester prudent.