jeudi 13 décembre 2012

Grèce : nouvelle cure d’austérité pour racheter de la dette


Une nouvelle fois, les banques peuvent être heureuses. La Grèce est sur le point de racheter 31,9 milliards d'euros de dette à ses prêteurs, au-delà de son objectif, mais a besoin que le Fonds de secours européen lui verse 1,29 milliard de plus que prévu pour boucler l'opération, a indiqué mercredi l'Agence de la dette.
Athènes a dû consentir à payer un prix moyen de 33,8 cents par euro aux banques et fonds détenteurs d'obligations souveraines grecques pour réunir 31,9 milliards d'offres de dette à racheter, a indiqué l'Agence de gestion de la dette publique (PDMA) dans un communiqué, soit plus élevé que le prix de 30 cents prévu au départ (bien plus élevé que le prix de 30 cents).


Ceci porterait à 11,29 milliards d'euros le coût total de l'opération de rachat de dette pour l'UE et le FMI, copilotes de l'opération via le Fonds de secours européen FESF, qui avait prévu au départ de la financer à hauteur de 10 milliards d'euros.

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent jeudi matin pour examiner le résultat de l'opération et décider de la suite à lui donner.

Lancée la semaine dernière et prolongée une fois, l'opération de rachat avait été convenue fin novembre entre la Grèce et ses bailleurs de fonds UE-FMI pour aider à son désendettement, avec d'autres mesures déjà annoncées comme une réduction des taux d'intérêt des prêts consentis et un rallongement des échéances pour leur remboursement.

En contrepartie, la Grèce a adopté un nouveau train de mesures de rigueur et de redressement, la quatrième de la sévère cure d'austérité qui lui est administrée depuis 2010, et se prépare à adopter une réforme fiscale accroissant lourdement la charge des ménages.
Avec AFP