jeudi 6 décembre 2012

Copé touché par la grâce découvre la démocratie - par Alain de Charente


Le pitoyable et interminable feuilleton de la guerre des chefs à l'UMP (dans interminable il y a minable.....) saga stérile qui fait la désolation et l'incompréhension des électeurs de droite mais le bonheur et l'hilarité de ceux de gauche et du monde médiatique, aura eu, malgré tout, une retombée hautement positive, bénéfique et salutaire car il aura permis à Jean-François Copé d'avoir, hélas sur le tard une révélation, celle de découvrir qu'il existe dans notre pays un outil démocratique appelé « Référendum » qui permet de donner la parole aux citoyens en leur offrant la possibilité de donner leur avis sur un sujet soumis à leur jugement, le plus souvent en répondant par oui ou par non à la question posée..


Le vainqueur contesté de l'élection ratée du nouveau président du parti a donc émis l'idée qu'une consultation référendaire interne à l'UMP soit organisée pour demander aux militants s'ils souhaitent revoter en leur proposant un « on efface tout et on recommence » pour tenter de sortir de cette crise en forme d'impasse, de cul de sac..

Le regret que l'on peut avoir et le reproche que l'on puisse faire est quand même de constater que ce soudain intérêt pour la consultation référendaire populaire n'ait jamais effleuré l'esprit du secrétaire général de l'UMP qui fut durant les cinq années de la présidence Sarkozy le parti majoritaire gouvernemental qui n'aura jamais envisagé d'utiliser ce moyen qui fait partie de notre constitution pour donner la parole au peuple alors que nombreux sont les sujets qui auraient pu justifier que la populace soit impliquée dans la conduite de la politique et les décisions qui les concernent  au premier chef puisqu'elles conditionnent leur avenir, leur destin et celui de leur descendance…

Comme quoi, dans chaque crise, même la plus insignifiante, il y a un bénéfice à tirer et reste à espérer que nos duettistes qui aujourd'hui s'affrontent « officieusement » pour la direction du parti mais avec comme objectif affiché l'échéance présidentielle de 2017 qui est le véritable enjeu et dont la guerre fratricide actuelle n'est que le tremplin, une première marche vers le podium.....auront le réflexe, si bien sur l'occasion leur en est donnée de revenir aux affaires, de dire.....«  Et si on demandait leur avis aux Français »....., mais cela, bien sûr, relève de la plus grande utopie et du rêve inaccessible...