mercredi 21 novembre 2012

UMP : le vent des glauques


FPI - Jean-François Copé, nouveau président de l'UMP, a déclaré ce mercredi qu’il n'avait jamais incarné « une ligne à droite contre une ligne au centre » pendant sa campagne face à François Fillon. Le ton commence donc à changer et vire au glauque : les militants apprécieront.
« La ligne politique est très large, contrairement à ce que certains ont voulu dire pour caricaturer. Il n'a jamais été question que ce soit une ligne à droite contre une ligne au centre. C'est une ligne UMP qui, à la fois par l'introduction des mouvements et par la définition d'un certain nombre d'idées, combine et complète, de manière je crois large, les différences idées en présence. Elles ne sont pas antinomiques, elles sont parfaitement complémentaires », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au sortir du bureau politique de ce matin.


À ce bureau politique qui était censé réunir « tout le monde », la seule représentante de l'équipe Fillon était Valérie Pécresse. En observatrice ou en tant que ralliée ?...

Ce qui n’a pas empêché le « président de justesse » de pérorer : « Cela (le bureau politique) permet très largement de retrouver tout le monde ». Un rassemblement très large, on le voit assurément…

Dans le même temps, interrogée par BFMTV et RMC, l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet vient de déclarer que les idées de la Droite Forte (28% des votes militants), motion arrivée en tête au congrès de l'UMP, étaient « pour la plupart anticonstitutionnelles ».

Elle-même soutenait le courant "Boîte à idées", qui n'a pas franchi la barre des 10% des votes des militants.

Avec tous ces courants et contre-courants, Copé semble avoir bien du souci à se faire… d’autant qu’avec une seule rame, il risque de naviguer en rond.

On avait déjà un capitaine de pédalo. Le titre va-t-il être remis en jeu ?