mardi 20 novembre 2012

UMP: la fracture


FPI - Après les déchirements internes de l’UMP, beaucoup d’éditorialistes estiment que l'ancien président Nicolas Sarkozy est le seul à émerger du "champ de ruines" laissé par l'affrontement Copé-Fillon pour la présidence du parti.
Le Parisien : « Au terme d'une foire d'empoigne de 24 heures, Jean-François Copé l'a emporté "à l'arraché" sur François Fillon, mais à quel prix ? »
Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro : « Le parti a, ces dernières 24 heures, offert le pire spectacle qu’une formation politique puisse proposer à ses électeurs.»
Libération préfère « rire en voyant les deux prétendants battre le gouvernement à plates coutures en termes d’amateurisme, de couacs majuscules, de dossier mal ficelé, de déclarations contradictoires et de haines tenaces ».


Patrick Apel-Muller pour L'Humanité : « La gauche n’a aucune raison de se réjouir de cette situation car les déceptions accumulées risquent d’apporter du combustible aux flammes frontistes ».

Dominique Quinio dans La Croix : « C'est l’image de la politique qui pâtit du spectacle offert depuis dimanche soir. »

Le Monde : "La démocratie française a besoin d'une opposition solide et sérieuse. Pas d'un champ de ruines à droite ».

Jacques Camus dans La République du Centre : « Dans la perspective de la présidentielle de 2017, aucun des deux prétendants ne s’est montré à la hauteur de l’enjeu. »

Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi : « En ces heures tragi-comiques, Copé et Fillon sont apparus pour ce qu’ils sont: deux sous-chefs, pas davantage. »

Daniel Ruiz dans La Montagne : « Ni le lauréat des recomptages ni son adversaire ne seront le prochain vainqueur de la présidentielle ».

Dominique Garraud dans La Charente libre : « L’UMP a désormais besoin urgent de se trouver un recours au tandem explosif Copé-Fillon. »

Les analyses convergent vers un seul homme que Jean-Michel Helvig (République des Pyrénées) et Philippe Reinhard (Éclair des Pyrénées) présentent comme le « vainqueur par défaut » de la bataille Copé-Fillon : « Nicolas Sarkozy, reviens ! » s'exclame Michel Urvoy dans Ouest France. « Ils sont devenus fous ! » ajoute Jean-Michel Servant dans le Midi libre.

L'ex-chef de l'État, « un absent omniprésent » selon Didier Louis (Courrier picard), « sans chef largement élu, (...) redevient le recours d'une droite déboussolée », explique Patrick Pépin dans Nord-Eclair.