mercredi 21 novembre 2012

Les Saoudiennes doivent désormais porter un bracelet électronique


FPI – C’est tout nouveau, ça vient de sortir ! Déjà privées du droit de conduire et de voyager sans autorisation, les Saoudiennes sont désormais soumises à une nouvelle mesure de contrôle avec un système électronique mis en place par les autorités avertissant leur famille dès qu'elles quittent le royaume. On attend la réaction des « féministes » qui ont manifesté contre Civitas.
Depuis la semaine dernière, le "gardien" de la femme saoudienne --père, époux, frère ou tuteur-- reçoit sur son téléphone un message SMS l'informant que la femme placée sous sa garde légale a franchi les frontières du royaume, même si elle voyage en sa compagnie.


C'est la militante Manal al-Chérif, icône de la campagne pour obtenir le droit des femmes à conduire qui a relayé l'information sur Twitter, après avoir été alertée par un couple.

L'époux, qui voyageait pourtant en compagnie de sa femme, a reçu un message par SMS des services de l'émigration, l'informant que son épouse "a quitté l'aéroport international de Ryad".

"Les autorités ont recours à la technologie pour surveiller les femmes", déplore la romancière et éditorialiste Badriya al-Bichr, dénonçant "l'état d'esclavage dans lequel est maintenue la femme saoudienne".

Les femmes n'ont pas le droit de quitter le royaume sans une autorisation de leur "gardien", qui peut être son propre fils pour une veuve ou une divorcée, et doivent produire à l'aéroport ou aux frontières du royaume une "feuille jaune" signée par ce dernier servant d'autorisation de voyager.

Cette nouvelle décision a été violemment dénoncée sur Twitter, rare bulle de liberté dans le royaume.

"Qu'ils nous passent les menottes, tant qu'ils y sont", affirme une femme.

"Il ne reste plus qu'à équiper nos femmes d'une puce électronique, pour qu'on puisse suivre tous leurs déplacements!", ironise un homme.

"C'est la technologie au service d'une mentalité arriérée. Ils veulent garder les femmes prisonnières", estime de son côté Badriya al-Bichr, qui a dénoncé dans ses romans l'état de servitude des Saoudiennes, estimant que "le gouvernement ferait mieux de s'occuper des femmes soumises à la violence familiale".
Avec AFP