jeudi 8 novembre 2012

Le pacte de compétitivité sème le doute à gauche


François Hollande assiste ce jeudi 8 novembre au matin à la signature des premiers emplois d'avenir - des emplois réservés aux jeunes sans qualification-, l'une des promesses phare de sa campagne présidentielle. La hausse de la TVA décidée dans le pacte de compétitivité continue néanmoins de semer le trouble à gauche.
Les emplois d'avenir, le mariage pour tous..., l’Élysée affirme qu’aujourd'hui près de la moitié des 60 engagements de campagne de François Hollande ont été tenus. Diable !


Mais il y avait aussi une promesse, celle de ne pas augmenter la TVA, cet impôt injuste selon la doxa socialiste puisqu'il touche indistinctement les riches et les pauvres. Alors, depuis mercredi, la gauche du PS ne peut masquer son trouble.

À GAUCHE, LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ EST UN RENIEMENT

L'Élysée préfère parler de «courage». La hausse est marginale, «anecdotique», se défend-on. François Hollande tient ses promesses budgétaires, et le pacte de compétitivité est un moyen de faire baisser le chômage. L'entourage du président récuse donc en bloc l'idée d'un tournant de l'austérité. Si ce n'est que la gauche, comme sous François Mitterrand en 1983 au moment de ce qui avait été appelé le «tournant de la rigueur», se lance dans une politique de l'offre, tournée vers les entreprises.
Au-delà des couacs, des renoncements, et de l'impopularité, François Hollande rappelle à tous ses interlocuteurs que son action s'inscrit «dans la durée».
Le changement n’est plus pour maintenant, mais pour plus tard !
Avec Reuters