mardi 6 novembre 2012

Hollande fête ses six mois de présidence: un grand moment de solitude


Cela fait aujourd'hui six mois que François Hollande a été élu à la présidence de la République. Lui qui avait 60% d'opinions favorables juste après sa victoire bat aujourd'hui tous les records d'impopularité. Largement devant Assad en Syrie, Kadhafi en Lybie ou Saddam Hussein en Irak. 76 % de mécontents… Pensez donc !… À l'Élysée, l'heure n'est donc plus aux festivités. C’est même franchement pas la joie !
Six mois d’une intense immobilité ! C’est le premier bilan qui est unanimement tiré depuis son élection. Mais Hollande ne veut pas s’épancher, et joue presque les coquettes sur son âge présidentiel. Sa prise de fonction n’était pas le 6 mai, mais le 15. Attention : nuance de taille ! Il dressera donc son « vrai bilan » le 14 novembre, dans un cadre solennel, celui d’une grande conférence de presse. Ah mais !...


Mais le « chef » de l’État distingue d'ores et déjà trois « grands moments » depuis son arrivée à l’Élysée : la réorientation de l’Europe, le redressement budgétaire et la compétitivité. Un sujet explosif pour une présidence qui fait long feu. Et François Hollande est bien trop pusillanime pour ne pas laisser le gouvernement Ayrault en première ligne se dépatouiller avec le rapport Gallois.

Aujourd’hui, tout le monde le constate : Hollande et Ayrault ont formé un vieux couple dans l’opposition mais qui peine toujours à trouver ses marques une fois arrivé au pouvoir. La normalité n’est pas compatible avec la Ve République, encore moins avec le quinquennat. François Hollande l’a appris à ses dépens au terme d’un été pourri, quand sa cote de popularité a commencé à flancher.

Depuis, elle a carrément sombré. « La popularité dépend des résultats et les résultats se font attendre », déclare pompeusement le « président normal ». Qu’à cela ne tienne : « Le redressement, ce n’est pas en six mois », ajoute-t-il dans une pirouette qu’il croit subtile. Alors François Hollande en a pris son parti : la chute maintenant en espérant le rebond… après.

Mais pour rebondir, même une baudruche doit être gonflée.