jeudi 22 novembre 2012

Erreur de résultats à l’UMP : Fillon battrait Copé


FPI - Depuis hier, L'UMP est véritablement au bord l'implosion. Dans un premier temps, François Fillon avait accepté sa défaite pour la présidence de l'UMP face à Jean-François Copé.
Mais, apprenant que les résultats de trois fédérations ont été « oubliées » dans le décompte, il conteste maintenant les résultats et demande qu'Alain Juppé prenne la direction transitoire du mouvement pour sortir de l'impasse.


Cette erreur a d’ailleurs été confirmée par le sénateur Patrice Gélard qui présidait la commission de contrôle des élections (la Cocoe). La réintégration des trois fédérations oubliées - Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Wallis-et-Futuna – donneraient effectivement Fillon vainqueur par 26 voix d’avance (88 004 contre 87 978).

Sur le plan purement pratique, le problème est que le mandat du président de la commission a pris fin avec l’annonce des résultats : il n’est maintenant plus habilité à en proclamer de nouveaux. « Je ne suis plus saisi. Dorénavant, toute contestation doit être adressée, le cas échéant, à la commission des recours », distincte de la Cocoe, a expliqué Patrice Gélard.

Hier soir, au journal télévisé de TF1, François Fillon a donc annoncé que, dans ces conditions, il contestait les résultats tout en renonçant à présider l’UMP avec une si infime majorité. « Question de légitimité », dit-il en ajoutant : « Il faut que chacun comprenne bien que j'irai jusqu'au bout. Si personne n'écoute ce que je demande, si on ne met pas en place une équipe provisoire pour diriger l'UMP et dirigée par Alain Juppé, alors, oui, je déposerai un recours devant la justice. » Cet appel à Alain Juppé a été réitéré en fin d'après-midi par quelque 134 parlementaires et ex-ministres UMP pro-Fillon.

Invité au même moment sur France 2, Jean-François Copé refuse cette solution. Il met François Fillon au défi d'intenter un recours en bonne et due forme devant la commission des recours de l'UMP, en le prévenant qu'« alors seront réexaminés la totalité des bureaux ».

Pour sa part, Alain Juppé s'est dit « prêt à organiser une médiation, mais à la condition absolue qu'elle se fasse avec l'accord et la collaboration des deux parties » et « cette condition n'est à l'évidence pas remplie aujourd'hui ».

« C'est un spectacle terrible pour les militants », s'est désolé un député UMP pro-Fillon. « Les deux sont démonétisés. Ce ne sont pas des hommes d'État », a-t-il ajouté, amer.