samedi 10 novembre 2012

Dépendance énergétique – par Alain de Charente


Si l'on en croit une récente info télévisée, notre pays envisagerait de diversifier son énergie électrique par une installation massive de panneaux solaires sur des sites où le soleil est omniprésent et généreux, c'est à dire en Afrique du Nord et en Afrique noire (Tunisie, Algérie, Mali...).
Il s'agirait donc d'implanter des centaines, voire des milliers de kilomètres carrés de panneaux photovoltaïques, reliés par câbles sous-marins depuis le continent Africain vers la France.


Si l'idée d'alléger la part du nucléaire au profit d'une énergie propre, non polluante et sans danger est sympathique et peut sembler être une bonne idée au premier abord, le choix des lieux d'implantation est lui beaucoup plus contestable et relève de la plus grande imprudence, pour ne pas dire de la plus extrême folie.

Si nous souhaitons nous assujettir et remettre notre indépendance énergétique entre des mains étrangères, effectivement ce projet tient la route, mais il est bien évident que devenir demain tributaires de pays hostiles où règne en permanence la guerre et le chaos et qui ne ressentent pour le monde occidental, surtout pour la France, que haine, mépris et désir de revanche est une pure hérésie, un projet suicidaire, une folle aventure vouée à l'échec.

Si ces sites industriels devaient voir le jour, ils deviendraient immédiatement des cibles privilégiées pour tous les terroristes islamistes trop heureux de saboter des installations difficilement sécurisables compte tenu des surfaces implantées, avec sans doute en prime, l'enlèvement du personnel de race blanche pour en obtenir rançon et monnayer leur libération, ce qui risquerait de sérieusement plomber le prix du kilowatt/heure produit.

Certes l'hexagone est moins bien desservi en potentiel solaire que ces contrées exotiques bénies d'Allah, mais de là à envisager cette option, il n'y a qu'un pas qu'il serait judicieux, responsable et sensé de ne pas franchir, d'autant que le coût d'une telle installation n'a pas été communiqué et ne devrait pas être négligeable en raison de l'importance pharaonique du projet et des distances à parcourir.

Sans doute que la solution de nature à nous permettre de conserver la maîtrise pleine et entière de notre énergie électrique consiste à oublier et enterrer profond cette idée farfelue en développant plus encore la part du nucléaire, mais en n'hésitant pas à mettre en œuvre les moyens nécessaires (techniques, humains et financiers) pour garantir un niveau de sécurité correspondant au risque zéro.