lundi 26 novembre 2012

Comte de Paris : «La France n'a pas à rougir, ni à avoir honte de son passé.»


Quelle Repentance ? Au XVIII° Siècle, Alger comme Tunis étaient des repaires de brigands qui, à l'instar de la Somalie actuelle, pillaient, rançonnaient et emmenaient en esclavage les habitants de la côte nord de la Méditerranée.
Pour mettre fin à la traite des blancs, la France entreprit, dès 1830, la conquête en Afrique du Nord de ce qui n'était pas encore l'Algérie. Mon arrière grand Oncle, le Duc d'Aumale, s'empara de la Smala de l'Émir Abd-El-Kader qui se rendit peu de temps après. Prisonnier au château d'Amboise, il fut traité avec tous les honneurs dus à son  rang et plusieurs de ses compagnons morts de vieillesse ou de langueur y sont enterrés.


La Fondation Saint Louis a érigé depuis  quelques années, dans les jardins du château, un cimetière musulman, selon les règles islamiques. Leurs descendants viennent y prier régulièrement. Comme tant de Français du contingent ou rappelés, j'ai participé à la guerre en Algérie, elle se camouflait sous le vocable de  pacification. J'y étais volontaire, puis officier d'Active. Tous nous  y accomplissions notre devoir envers la France.

C'est au nom de mon frère François et de tous mes frères d'Armes morts pour la France que je prends la plume aujourd'hui.

C'est au nom  des Harkis qui ont servi la France et furent massacrés de façon ignominieuse après les accords d'Évian.

C'est au nom des Pieds-Noirs qui ont construit des écoles, des routes, des hôpitaux et qui ont rendu la richesse à cette terre.

C'est au nom de tous ceux, quel que soit leur camp, qui y reposent éternellement, que la France n'a pas à rougir, ni à avoir honte de son passé, encore moins à demander pardon.

Pour qu'il y ait pardon, il faut que celui qui pardonne soit irréprochable. Or dans toute guerre, les tueries et les atrocités  sont toujours partagées, ce n'est pas beau mais c'est ainsi car la  guerre est détestable. Nous sommes actuellement dans une autre ère. J'espère que la raison y prévaudra contre tout intégrisme politique ou religieux. "Mare Nostrum" doit pouvoir devenir le trait d'union entre le Nord et le Sud afin que les plaies puissent être refermées.

C'est dans le  respect des âmes mortes, celles de ces valeureux combattants des deux bords que l'on peut offrir cette prière: Écartez de notre pensée le faux repentir, source d'aigreur. Écartez l'acte humiliant et  inopérant des "bourgeois de Calais". Afin que nos deux peuples  puissent vivre dans une harmonie nécessaire à une amitié naissante.
Lafautearousseau (posté par Manuel)