samedi 6 octobre 2012

Sommet de Malte: les déclarations bravaches de Hollande ne font pas bouger les lignes


Le sommet Euro-Méditerranée à Malte s'est ouvert le vendredi 5 octobre. C’est le premier depuis la création de l’Union pour la Méditerranée.
Les chefs d’États et de gouvernement de dix pays se sont réunis à La Valette : Espagne, France, Italie, Malte, Portugal, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie.
Différents dossiers ont été mis sur la table dont celui de la crise économique en Europe. François Hollande, le président français a tenu à rappeler « l’urgence de la situation ».


Une rencontre exclusivement consacrée à l’Europe en marge d’un sommet destiné à relancer la coopération avec l’Afrique du nord, cela peut surprendre, mais la crise de la zone euro est encore loin d’être réglée.
Pour François Hollande, trop de temps a été perdu. Alors, le président français a repris la thématique de l’urgence qu’il développe désormais à chaque rendez-vous international : « Nous devons trouver rapidement des décisions qui permettent d’en terminer avec la crise de la zone euro. Et qui engagent un processus de confiance et donc de croissance. C’est essentiel pour nous, en Europe. C’est essentiel pour les pays de la rive sud de la Méditerranée. C’est essentiel pour la stabilité de la région. C’est essentiel pour l’économie mondiale. »
Il s’agit de préserver la dynamique enclenchée lors du Conseil européen de juin dernier. Le «Club Med », comme on appelle parfois les pays du sud de l’Europe, avait pesé face à l’Allemagne pour réorienter l’Europe. Il y a là la volonté de François Hollande de sortir d’un tête à tête franco-allemand. Comme on dit à l’Élysée : « ce n’est pas à deux que l’on décide pour les autres. »
Avec RFI