dimanche 7 octobre 2012

Protection des sources des journalistes : la France doit légiférer


Communiqué de presse de Karim Ouchikh, conseiller Culture et Liberté d’expression de Marine Le Pen
Parce qu’il permet aux professionnels de la communication de proposer aux citoyens une information fiable et souvent inédite, le secret des sources des journalistes est certainement le fondement qui préserve le mieux la liberté de la presse. Les 6ème Assises Internationales du journaliste et de l’information se sont achevées cette semaine à Poitiers sur un mot d’ordre offensif : le secret des sources des journalistes est à présent à ce point malmené par les pouvoirs publics que sa protection doit désormais être sérieusement garantie par la loi.


Les incertitudes rédactionnelles de la loi du 4 janvier 2010, votée à l’initiative de Nicolas Sarkozy, n’ont fait qu’amplifier les travers du système actuel : les Procureurs de la République bafouent allègrement la protection du secret des sources en se livrant, trop souvent arbitrairement, à des écoutes téléphoniques ou en ordonnant, pour déstabiliser les sources, des perquisitions, des saisies d’ordinateurs ou de documents, sans en référer à quiconque sinon au Ministre de la Justice dont ils dépendent hiérarchiquement…
Sauf à perpétuer un système qui compromet durablement la qualité des informations fournies à l’opinion publique, ces actes d’intimidation régulièrement pratiqués à l’égard des journalistes doivent cesser définitivement.
Conscients de l’importance démocratique de ces enjeux qui n’ont rien de corporatistes, Marine Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine soutiennent sans ambages les initiatives prônées en ce domaine par Reporters Sans Frontières et l’Association de la Presse Judiciaire et appellent de leurs vœux l’adoption prochaine d’une loi qui sécurisera enfin l’exercice de l’activité des journalistes mais aussi, plus largement, de tous ceux qui participent à la production de l’information, des blogueurs aux lanceurs d’alerte.
Pour être efficace et garantir à coup sûr les libertés publiques, cette loi devra reposer sur trois exigences strictes :
- le secret des sources ne pourra être levé que sur décision d’un juge de l’ordre judiciaire ;
- les sources à identifier devront être de nature à prévenir une infraction grave pour
l’intégrité physique d’une ou de plusieurs personnes ;
- la violation de ce dispositif légal sera poursuivie et sanctionnée pénalement.