lundi 8 octobre 2012

Personne n’y croit vraiment, mais Hollande assure être mobilisé contre le terrorisme


François Hollande a affirmé dimanche la "mobilisation la plus totale" de l'État contre "toutes les menaces terroristes" après le démantèlement d'une cellule islamiste radicale soupçonnée de préparer des actions violentes en France.
Le président a reçu à leur demande des représentants de la communauté juive, inquiète pour sa sécurité après l'interpellation d'une dizaine de personnes soupçonnées d'appartenir à la mouvance djihadiste en région parisienne, sur la Côte d'Azur et dans l'Est. Un suspect a été tué lors d'un échange de tirs avec la police à Strasbourg.


Dans une déclaration après cette rencontre, François Hollande a souligné la "mobilisation la plus totale de l'État pour lutter contre toutes les menaces terroristes".
Le président de la République a salué le travail des forces de l'ordre visant à démanteler une cellule islamiste "dont tout laisse à penser qu'elle avait déjà frappé et qu'elle pouvait aussi le faire dans les prochaines semaines".
Il a rappelé à cet égard le renforcement de la lutte contre le terrorisme en France, qui fait l'objet d'un texte examiné mercredi dernier en conseil des ministres.
Devant les inquiétudes exprimées par ses interlocuteurs, le chef de l'État a réaffirmé l'intransigeance des pouvoirs publics contre le racisme et l'antisémitisme. "Rien ne doit être toléré, rien ne doit passer. Tout acte, tout propos sera poursuivi avec la plus grande fermeté", a-t-il dit.
Alors que deux fêtes juives sont célébrées ces jours-ci - Sukkot et Sim'hat Torah -, il a annoncé un renforcement "ces prochains jours, ces prochaines heures" de la protection des lieux de culte.
L'opération de police menée ce week-end était liée à l'enquête sur le jet d'une grenade dans une épicerie casher de Sarcelles (Val-d'Oise) qui avait fait un blessé léger le 19 septembre, six mois jour pour jour après la tuerie devant une école juive de Toulouse où Mohamed Merah, qui se réclamait d'Al Qaïda, a tué quatre personnes, dont trois enfants.
Avec Reuters