vendredi 12 octobre 2012

Mariage homosexuel : la gauche défend la loi quand c’est « sa » loi

La gauche n’a rien dit lorsque Noël Mamère et quelques autres maires ont procédé à des mariages homosexuels, contrevenant ainsi aux « lois de la république ». Mieux : elle les a même très souvent approuvés et soutenus « au nom de la liberté de conscience ».
Mais aujourd’hui, le langage n’est plus le même. Alors que, selon les sondages,  les partisans du mariage homosexuel sont ultra-minoritaires dans le pays, la gauche fustige à l’avance les maires qui refuseront de procéder à de telles unions.


Le texte ci-après est provient de publicsenat.fr

Le débat se tend sur la question du mariage homosexuel. Le gouvernement compte avancer vite. Cette promesse de François Hollande sera présentée en conseil des ministres le 31 octobre. Le texte pourrait arriver à l’Assemblée nationale le 13 décembre, ou au pire début 2013. A droite, la fronde des maires s’organise. Plusieurs élus UMP ont déjà annoncé qu’ils refuseront de célébrer des mariages entre personnes du même sexe.

Selon le ministre délégué aux Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, « c’est une erreur, c’est une faute politique, c’est l’expression d’un ringardisme social assez fort. Il y a déjà 10 pays qui appliquent cela en Europe. (…) Si un jour cette loi est votée, tout le monde devra l’appliquer », a prévenu le ministre, interrogé sur Public Sénat en marge des questions d’actualité au gouvernement de la Haute assemblée.

Alain Vidalies s’étonne d’« entendre des maires dire je n’appliquerai pas la loi, je veux exercer mon droit de retrait, disent-ils, qui est une notion qui n’existe pas qui est inventée en la circonstance ». Selon le ministre, « on ne peut pas toute la semaine expliquer aux jeunes, notamment à ceux qui vivent en marge, qu’il y a la loi, la République et tout d’un coup sur cette question-là dire je n’appliquerai pas la loi parce qu’elle ne vous plaît pas. D’un point de vue républicain, ils devraient réfléchir à ce qu’ils sont en train de faire dans la société et au message qu’ils envoient. Et s’ils ne veulent pas appliquer la loi, je leur dit qu’une seule chose : personne n’est obligé d’être maire ».