jeudi 11 octobre 2012

Les sondages de Sarkozy dans le collimateur de la justice


Une plainte pour favoritisme et détournement de fonds publics, visant indirectement Nicolas Sarkozy et son entourage, a été déposée mercredi 10 octobre 2012 par l'association anticorruption Anticor qui dénonce les conditions de passation de sondages commandés par l'Élysée de 2007 à 2012.
Cette nouvelle « plainte contre x » de l'association vise l'ex-chef de l'État français et les sociétés ayant passé un contrat avec l'Élysée, en particulier la société Publifact de son conseiller Patrick Buisson.


Anticor ne désarme pas. Après une première plainte en 2010, plainte qui n'avait pas prospéré en raison du statut pénal très protecteur du chef de l'État, l'association anticorruption vise à nouveau Nicolas Sarkozy.
Anticor élargit cette fois le champ des infractions. Il y a toujours le délit de favoritisme: les sondages de l'Élysée ont été attribués à la société de Patrick Buisson sans appel d'offres. Il y a aussi le délit -beaucoup plus grave- de détournement de fonds publics.
Raymond Avrillier, un militant écologiste, a réussi à obtenir ces fameux sondages après de nombreux recours. Et dans les documents transmis par l'Élysée, le militant a découvert quelques perles. Il y a des sondages partisans, qui concernent le parti socialiste ; il y a aussi des sondages à caractère beaucoup plus privé, relève Jérôme Karsanti avocat d'Anticor : «... sur sa vie privée, sur l’importance de Carla Bruni, sur ses relations avec Carla Bruni, le mariage de Carla Bruni et de Nicolas Sarkozy, et la manière dont les Français le perçoivent… deux types de sondages qui sont à l’évidence payés par l’État et qui ne relèvent pas du service de l’État. Et donc nous estimons que là, il y a détournement de fonds publics.»
Avec RFI