lundi 8 octobre 2012

Le Japon réfléchit à sa stratégie énergétique post-nucléaire


Le Japon, l'Union européenne et les États-Unis discutent à Kyoto, du futur « mix énergétique » que souhaite mettre en place le Japon dans l'éventualité de sa sortie du nucléaire, conséquence de l'accident de Fukushima en mars 2011.
Le Japon est à la recherche des connaissances scientifiques et technologiques de l'Union européenne et des États-Unis pour guider et soutenir ce processus complexe de réduction de l'électricité d'origine nucléaire. La ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, a fait le voyage de Kyoto pour renforcer la coopération franco-japonaise existante en matière d'énergies renouvelables.


Geneviève Fioraso, la ministre française de l'Enseignement supérieur et de la recherche, dresse ce constat à Kyoto : malgré l'arrêt de ses réacteurs nucléaires, sans disposer d'aucune énergie propre, le Japon, depuis Fukushima, a renoué avec la croissance. Pour Geneviève Fioraso, « Fukushima nous a appris aussi que l’efficacité énergétique, c’était quelque chose d’important puisque après la baisse de productions d’énergie qui a suivi la catastrophe de Fukushima, finalement le Japon s’est redressé après une période difficile. »
« Ce qui veut dire, poursuit la ministre française, que l’énergie que l’on ne consomme pas est finalement la meilleure des énergies... Nous allons travailler ensemble à la transition énergétique, mais aussi à la sûreté nucléaire, au retraitement des déchets. Et là-dessus, la France a une expertise incomparable dans le monde ».
Pour Geneviève Fioraso, la transition énergétique est un sujet de coopération commun entre la France et le Japon, les deux pays ayant décidé de réduire la part d'électricité nucléaire. Mais pour la ministre française de la Recherche, compenser l’arrêt du nucléaire, tant par des économies d’énergie que par le développement des énergies renouvelables, s’avère difficile.
Avec RFI