mercredi 17 octobre 2012

La Serbie tient bon sur le Kosovo face à l’UE

Tomislav Nikolic, président nationaliste serbe

« Mieux vaut pour la Serbie de renoncer à l'intégration européenne que de reconnaître le Kosovo ». C'est le président serbe Tomislav Nikolic qui l'a déclaré dans une interview publiée ce mardi 16 octobre. L'homme fort de Belgrade est très critique vis-à-vis de la stratégie d'élargissement de Bruxelles.
Très remonté, le président serbe nationaliste Tomislav Nikolic enchaîne depuis quelques jours les déclarations incendiaires à l'adresse de l'Union européenne. Il déclare notamment dans une interview : « L'Union européenne nous tient à distance uniquement à cause du Kosovo. Elle peut nous tenir à l'écart cent ans encore mais nous ne changerons pas notre position sur notre province méridionale ».


En visite à Belgrade la semaine dernière, le Commissaire européen à l'élargissement avait dit que les négociations d'adhésion avec la Serbie seraient ouvertes « dès qu'une amélioration viable et visible des relations avec le Kosovo, aura été constatée ».

LA SERBIE NATIONALISTE NE RENONCE PAS AU KOSOVO

Quelques jours plus tard, Tomislav Nikolic a déclenché son offensive médiatique en demandant à l'Union européenne de changer la formulation de la mention « intégrité territoriale du Kosovo », qui figure dans la stratégie d'élargissement. Pour lui, cette formulation montre que Bruxelles reconnait l'indépendance du Kosovo.
L'indépendance de l'ancienne province serbe peuplée majoritairement par des albanais a été reconnue par 90 pays, dont 22 des 27 membres de l'Union européenne. Mais les Serbes du Kosovo sont majoritaires dans le nord du territoire. Ils ne reconnaissent pas les autorités kosovares de Pristina, et l'idée d'une partition a été avancée par des responsables serbes, y compris à Belgrade.
Avec RFI