mercredi 24 octobre 2012

La sécurité au Mali au centre des discussions franco-américaines à Paris


Des responsables français et américains sont réunis à Paris pour discuter de la sécurité au Sahel, au moment où se prépare une intervention militaire internationale pour chasser les islamistes du nord du Mali.
Une force militaire composée de quelque 3.000 soldats de pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest est en préparation, avec l'aval de l'ONU et le soutien logistique de pays comme la France et les États-Unis.
Paris a démenti mardi 23 octobre des informations de presse faisant état d'un envoi en cours de drones dans la région.


Pour le ministre français des Affaires étrangères, «la France joue uniquement un rôle de facilitateur». Laurent Fabius insiste sur la gravité de la situation dans le Nord du Mali. « D’une part l’intégrité du Mali est mise en cause – il est coupé en deux- et d’autre part au Nord, il y a des terroristes qui ont beaucoup d’armes et beaucoup d’argent, en partie liés au trafic des otages et en partie au trafic de drogue. Ces terroristes menacent les pays de l’ouest africain et l’ensemble de l’Afrique. J’ai personnellement reçu des responsables de pays de l’Est africain qui m’ont dit que se constituait une espèce d’école de formation internationale du terrorisme à partir du Mali. Ceci menace la sécurité de l’Europe… et de la France. »

LA POSITION AMÉRICAINE EXPLIQUÉE PAR JOHNNIE CARSON

Johnnie Carson, le responsable des Affaires africaines au département d'État américain est à Paris. Au menu de sa tournée, des entretiens avec les diplomates français avec une priorité, le dossier malien. Il fait part de la position américaine sur ce dossier.
« Nous soutenons l'intégrité territoriale du Mali. Nous sommes contre l'idée d'un Etat indépendant de l'Azawad. Le Mali doit recouvrer aussi vite que possible son intégrité territoriale. La question d'Aqmi, des salafistes et des extrémistes qui font part de cette organisation devra être traitée par les forces de sécurité, c'est à dire les militaires et la police. Mais laissez-moi dire, avec tout le respect dû à toutes les actions jusque-là engagées sur le plan militaire, il est important que ce soit les Africains qui soient au-devant et qu'ils s'en chargent. Le rôle que nous devons jouer doit être celui d'un soutien fort, consistant et crédible, mais tout engagement doit être bien planifié, bien géré, bien financé et mené par des Africains. »
Avec RFI