mardi 23 octobre 2012

La Hongrie commémore l'insurrection nationaliste de Budapest en 1956


Les Hongrois célèbrent ce mardi le 56ème anniversaire du début de l'insurrection nationaliste de Budapest contre la tutelle soviétique en 1956.
Bien que finalement écrasée par l'armée soviétique, la révolte populaire de 1956 contre le pouvoir appuyé par Moscou a laissé une empreinte durable dans l'esprit des Hongrois.


Viktor Orban devrait se saisir de l'occasion mardi pour défendre son approche face à la crise économique.
Le Premier ministre hongrois a ignoré les conseils en provenance de Bruxelles, qu'il compare au Moscou du temps de l'Union soviétique. Au mépris de l'avis de l'Union européenne, son gouvernement compte modifier la fiscalité sur les banques et les grandes entreprises afin de combler son déficit budgétaire.
"Nous (...) allons envoyer le signal clair dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochains mois que la Hongrie ne déviera pas d'un iota de sa position selon laquelle l'Occident gère mal cette crise", a déclaré lundi le ministre de l'Économie, Gyorgy Matolcsy, sur les ondes de la radio publique.
"C'est leur problème, mais en Hongrie, nous refusons de bâtir nos politiques sur des recettes erronées et des plans d'austérité", a-t-il ajouté.
Les organisateurs de cette manifestation soutiennent le gouvernement dans sa résistance aux velléités d'ingérence de Bruxelles dans les affaires hongroises.
"L'Union européenne et la Commission européenne n'ont pas renoncé à leur offensive contre la Hongrie", a déclaré l'un d'eux, le politologue Tamas Fricz, dans une interview publiée lundi par le quotidien conservateur Magyar Nemzet.
"Nous devons montrer (...) que le gouvernement, qui soutient que la souveraineté nationale n'est pas une vaine chose, dispose d'une majorité", a-t-il ajouté.
Le parti nationaliste « Jobbik » organisera mardi sa propre manifestation à partir de 13h00 GMT. Le Jobbik, qui occupe 45 des 386 sièges du parlement, prône la sortie de la Hongrie de l'Union européenne et il prospère sur le ressentiment d'une partie de la population à l'égard de l'importante minorité Rom.
Avec Reuters