mercredi 10 octobre 2012

La CGT met la pression sur Hollande


Des dizaines de milliers de personnes sont descendues mardi dans les rues des grandes villes françaises à l'appel de la CGT pour protester contre la politique d'austérité et les plans sociaux qui se multiplient sur fond de morosité économique.
La centrale dirigée par Bernard Thibault a saisi l'occasion d'une journée d'action pour la défense de l'industrie et de l'emploi, à l'appel de la Fédération européenne de l'industrie, pour montrer sa force. Mais les autres syndicats, tenus à l'écart, n'étaient pas de la partie.


La CGT a mobilisé ses troupes pour la première fois depuis le retour des socialistes au pouvoir avec l'ambition de peser sur les négociations qui viennent de commencer avec le patronat sur la sécurisation de l'emploi.
Bernard Thibault était en tête du cortège de Paris, où la CGT a compté 90.000 personnes défilant de la place d'Italie à la gare Montparnasse, tandis que la préfecture de police évoque seulement 11.000 manifestants. Mais tout le monde n’utilise peut-être pas le même système décimal…
"C'est une manifestation aussi en direction du gouvernement, des parlementaires, qui se doivent sur le terrain du droit de modifier les choses, sinon la gestion des entreprises va continuer de reposer sur la rentabilité financière", a dit le secrétaire général de la centrale.
"Il faut par exemple interdire des licenciements dans les entreprises qui ont des profits faramineux aujourd'hui."
À Paris toujours, la plupart des syndicats, dont la CGT, FO, Sud et Solidaires, se sont retrouvés lors d'une action séparée menée devant le Mondial de l'Automobile.
Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher plus d'un millier de manifestants de pénétrer dans les locaux du salon. Des délégations de PSA, où 8.000 emplois sont menacés, mais aussi, notamment, d'ArcelorMittal et de Sanofi, des entreprises également visées par des restructurations, étaient notamment présentes.
Avec Reuters