mardi 16 octobre 2012

Iran, Syrie, Mali : l’Union Européenne veut se placer sur tous les fronts


Ayant carrément opté pour un soutien à la rébellion islamiste, l’Union européenne (UE) a renforcé, ce lundi 15 octobre, ses « sanctions » contre le régime de Bachar al-Assad.
Réunis à Luxembourg, les 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE ont également évoqué le dossier de l’Iran et se sont engagés à assister l’armée régulière malienne dans ses tentatives de reconquête de la partie nord du Mali.
Il est particulièrement rare de voir l’Union européenne (UE) hausser le ton sur autant de fronts simultanément. Vraisemblablement faut-il y voir une volonté de faire diversion quant aux « problèmes » rencontrés par la zone euro en focalisant l’attention sur une menace extérieure.


À propos du dossier syrien, la liste des interdits de séjour s’allonge et compte désormais 181 individus et 54 entreprises privées ou d’État. L’embargo sur les armes inclut désormais des pays intermédiaires, susceptibles d’approvisionner le régime de Damas. Et la compagnie aérienne Syrian Arab Airlines est interdite de survol et d’atterrissage en Europe.

Sur l’Iran maintenant, un régime d'embargo déjà très étendu est en vigueur contre le régime en place. Mais une interdiction de séjour de transit et un gel des avoirs en Europe ont été édictés ces dernières heures à l’encontre d’un ministre supplémentaire et de 34 nouvelles entreprises iraniennes, gazières ou pétrolières.

Parallèlement, la Banque centrale iranienne se retrouve quasi coupée des circuits financiers internationaux alors que les transactions financières avec l’Iran sont tout simplement interdites sauf dérogation.

Enfin sur le Mali, les Vingt-Sept s’engagent ouvertement dans l’assistance militaire à l’armée régulière malienne afin de soutenir celle-ci dans la reconquête de la partie septentrionale du pays, actuellement zone de non-droit aux mains d’insurgés islamistes.
Avec RFI