mardi 23 octobre 2012

Il faut interdire aux femmes l'exercice de la psychiatrie – par Jean-Pierre Pagès-Schweitzer


Il convient tout d'abord de rappeler que les hommes et les femmes sont loin d'être identiques. Les acquis des mouvements féministes, apparus au XIXème siècle, ont tendance à occulter les différences fondamentales qui existent entre les deux sexes.
Mon propos ne ressortit pas à un machisme primaire : Je ne dis pas que les femmes sont inférieures aux hommes, mais j'insiste (lourdement) sur le fait qu'elles sont très différents.
Tout être vivant a des atouts ...et des handicaps.
Il se doit, pour survivre, de gérer au mieux, cette incontournable réalité.


Les femmes ont  certaines qualités qui les rendent très compétitives dans certains domaines, vis-à-vis des hommes : elles ont, par exemple, une très grande empathie et une grande patience avec les enfants, et tout particulièrement avec les tout-petits.
On l'a bien compris, et l'on trouve peu d'hommes employés dans les pouponnières.
Leur empathie -génétiquement programmée- leur a permis de conquérir le monde hospitalier, dès le moyen-âge, et donc bien avant la reconnaissance officielle obtenue grâce à Thérèse Rastit (peste de Marseille, en 1720) et Florence Nightingale (siège de Sébastopol, en 1850).
Les premières infirmières laïques apparaissent, en France, en 1878, et la première École en 1902.

Avant cela, toutes les infirmières étaient des religieuses.
Toutes les infirmières... sauf en Psychiatrie, ou les "aliénés" étaient pris en charge par des hommes, et plus particulièrement les Frères de Saint Jean de Dieu (fondateurs, en autres, de la "Maison royale de Charenton, en 1641 -futur Hôpital Esquirol).
Mais revenons à la Psychiatrie, c'est-à-dire, au traitement de la "Folie".
Il convient, tout d'abord, de poser la question : C'est quoi la Folie ?
Ne comptez pas sur moi pour tomber dans le piège de "l'anti-psychiatrie". J'ai lu, il y a très longtemps, Deleuze et Guattari : ils ne m'ont pas convaincu.
Les troubles psychiatriques existent véritablement. J'ai travaillé suffisamment longtemps en HP pour pouvoir en témoigner. Mais s'agit-il d'une "maladie" au sens somatique du terme -et donc susceptible d'être "guérie" ? Certainement pas ! Aucun Médecin psychiatre, aucun Psychologue clinicien n'utilisera ce verbe. Il dira éventuellement, que telle ou telle personne est "stabilisée".
Ils n'utiliseront pas non plus le mot "fou", mais plutôt "psychotique". Quelle est l'origine de la  psychose ?  Nul ne le sait.  Nous sommes là dans une discipline (la psychiatrie), qui n'a pas grand-chose à voir avec la médecine, et dont la prise en charge nécessite des qualités tout à fait particulières. N'est pas Thérapeute qui veut.
Déjà en médecine, la relation médecin-patient est très importante : "l'effet placebo" est de première importance. Il est même déterminant. Les médicaments ne sont efficaces que si le patient "croit" en son médecin.
Et, a contrario, les médecins "iatrogènes" ne guérissent personne !
En psychiatrie, l'effet placebo n'est pas simplement important, comme il l'est en médecine, il est primordial.
Cet "effet placebo" ne s'apprend pas à la Faculté : il est inné. C'est une forme de charisme.  Comme dit le poète, "Ce sont grâces d'en-haut, rares et singulières, qui n'en descendent point pour les âmes vulgaires" (Corneille-Andromède).
Ce charisme, aussi regrettable que cela soit (surtout pour les tenants de l'égalité des sexes), n'existe que très rarement chez les femmes.
De même qu'il n'y a pas d'équivalent féminin à Mozart, à Bach et à Beethoven, il n'a pas d'équivalent à Philippe Pinel, à Jean-Etienne Esquirol,  à Gaëtan de Clérembault, à Eugène Bleuler, à Jean Delay, à Pierre Deniker ou à Henry Hey. C’est regrettable, mais c'est ainsi.
La qualité principale, en psychiatrie, n'est pas la compassion, ni l'empathie : c'est la sureté du diagnostic. Contrairement à la médecine, il n'existe pas de "test" infaillible permettant de décider si une personne présente des troubles psychiques (et donc relève de la  psychiatrie), ou bien s'il s'agit d'un sale type (...comme moi), ou plus simplement d'un original -sur qui, les  neuroleptiques n'auront pas l'effet salvifique escompté.
Et les femmes n'ont pas le recul et l'objectivité leur permettant de poser un tel diagnostic.
La femme est avant tout subjective, et ce n'est pas par hasard si la pathologie la plus commune, chez elle, fut longtemps l'hystérie...
Il n'y avait pas d'hommes dans le service de Jean-Martin Charcot. Je n'en veux pour preuve que les circonstances de l'internement abusif dont j'ai fait l'objet en juillet dernier. (cf mon article "JPPS premier interné psychiatrique politique du régime islamo-socialiste").
Sur Réquisition du Commissaire central du IIème arrondissement de Paris, Francis Vincenti, j'étais emmené, menotté, à l'Unité Médico-Judiciaire de l'Hôtel-Dieu et présenté au Dr Sonia Ben Younès.
À l'issue de cet "entretien" (je mets le mot entre guillemets, car je n'ai absolument rien dit: je ne parle pas aux "psyflics"), elle m'a expédié à l'Infirmerie Psychiatrique de la Préfecture de Police (I 3 P), avec le diagnostic suivant : " patient mutique, avec éléments de bizarrerie, activité délirante possible".
Comme on dit vulgairement, "il faut le faire" ! Où a-t-elle pu voir des "bizarreries" ?  Quant au "feeling" (qualité essentielle en psychiatrie) comment a-t-elle pu me ressentir comme "délirant" ? La réponse est très simple : elle fait partie de l'équipe du Prof. Jean-Louis Pourriat, ancien premier adjoint du Maire socialiste du IVe arrondissement, avec qui j'avais eu maille à partir, lors de la délivrance d'un faux Arrêt de Travail à mon bon voisin (cf sur internet, aff: Dr Karim Younsi)...
CQFD ?
Jean-Pierre Pagès-Schweitzer