vendredi 12 octobre 2012

Guaino juge excessive la plainte du CFCM contre Copé


Henri Guaino a jugé vendredi excessive la décision du Conseil français du culte musulman (CFCM) de porter plainte contre le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, pour ses propos controversés sur le ramadan.
Le député-maire de Meaux s'est attiré des critiques jusque dans sa famille politique pour avoir, lors d'un meeting le 5 octobre à Draguignan (Var), narré l'anecdote d'un enfant qui s'était "fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan".


Il relate un fait similaire dans son ouvrage "Manifeste pour une droite décomplexée" paru le 3 octobre.
Dénonçant une atteinte à la dignité des Français musulmans, le CFCM a annoncé jeudi le dépôt d'une plainte.
"Je pense que c'est excessif, ce n'est pas une bonne réaction. La bonne réaction, c'est de participer au débat, de condamner, de critiquer si on n'est pas d'accord, pas de toujours chercher le juge", a commenté Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, sur i>TELE.
"Je ne suis pas d'accord avec ce qu'a dit Jean-François Copé, ce n'est pas ma façon de faire de la politique, je pense qu'il faut que les hommes politiques apaisent", a souligné le député UMP des Yvelines, qui n'a toujours pas pris parti dans la bataille pour la présidence de l'UMP.
"La politique, ça ne commence pas par l'indignation, ça commence après l'indignation, quand on dit ce qu'on veut faire pour que les gens puissent vivre ensemble", a-t-il poursuivi.
"Mais on a quand même le droit dans le débat public d'aborder certains sujets. Si, dès qu'on ouvre la bouche, on se retrouve devant un tribunal, il n'y a plus de débat public", a dit Henri Guaino, ajoutant que les propos de Jean-François Copé n'étaient pas "racistes".
Avec Reuters