jeudi 11 octobre 2012

Grève chez Presstalis : pas de quotidiens nationaux aujourd’hui


Les quotidiens nationaux devraient être absents des kiosques ce jeudi dans 19 grandes villes de province, en raison d'un mouvement de grève dans une partie des dépôts de presse pour protester contre le plan social à venir chez Presstalis, ont indiqué les syndicats mercredi.
La grève est lancée par le Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT (SGLCE-CGT), la CFE-CGC et le SNE-CFDT de la SAD (Société d'agence et de diffusion), filiale de Presstalis.
La SAD rassemble 19 des 140 dépôts de presse sur le territoire national, qui assurent la distribution des journaux aux diffuseurs dans les principales villes de province et leur région: Lyon, Marseille, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Toulouse, Rouen, Nantes, Rennes, Grenoble, Caen, Limoges, Nice, Saint-Etienne, Tours, Ajaccio, Reims, Toulon et Vichy.


"Non aux 1.200 suppressions d'emplois! Non au démantèlement du groupe Presstalis", ont souligné les syndicats de la SAD dans un communiqué, appelant les salariés "à agir en observant un arrêt de travail de 24 heures", qui a commencé mercredi à partir de 20H00 et se prolongera toute la journée de jeudi.
D'autres dépôts gérés par le groupe Presstalis (dépôts Soprocom) pourraient également suivre le mouvement, selon eux.
Seront concernés les quotidiens nationaux mais aussi les magazines distribués le jeudi.
Principal distributeur de journaux en France, en grande difficulté financière, Presstalis vient d'échapper au redressement judiciaire grâce à un accord conclu vendredi dernier entre les éditeurs et actionnaires de la messagerie, sa direction et l'État pour financer son plan de restructuration.
Le distributeur va mettre en place un plan de restructuration, dont le principe a été adopté en novembre 2011, qui prévoit notamment 1.250 suppressions de postes sur 2.500 salariés. Il est rejeté notamment par le SGLCE, qui refuse toute idée de départs contraints.
Les quotidiens nationaux ont déjà été absents des kiosques mercredi matin en raison d'un mouvement de grève. Ces dernières semaines ont aussi été ponctuées par le blocage à tour de rôle de l'ensemble des quotidiens nationaux, le SGLCE entendant faire pression pour améliorer les conditions du plan social.
Avec AFP