samedi 6 octobre 2012

Ghesquière poursuivi en diffamation: probable renvoi du procès


Le procès en diffamation intenté par l'ancien responsable presse de l'armée à Kaboul au journaliste Hervé Ghesquière, prévu mardi devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), devrait être renvoyé.
Le lieutenant-colonel Jackie Fouquereau avait saisi la justice après des propos tenus fin février par Hervé Ghesquière, ancien otage en Afghanistan, qui l'avait notamment qualifié de "lâche" dans un entretien aux Échos du Touquet, une publication du littoral nordiste qui fait partie du groupe Voix du Nord, reprise ensuite dans d'autres titres.



Le procès en diffamation, "à la fois contre le directeur de la publication et le journaliste Hervé Ghesquière", avait été fixé au mardi 9 octobre à 08H30, mais il devrait être renvoyé, M. Fouquereau ayant changé d'avocat, a-t-il expliqué à l'AFP.
"Mon nouvel avocat va demander le report du procès car il vient de prendre le dossier en mains", a-t-il précisé.
"Il y a toutes les chances que l'audience soit reportée, car le nouvel avocat de Jackie Fouquereau a demandé à reporter l'audience. On attend une nouvelle date d'audience", a également assuré Hervé Ghesquière.
La plainte en diffamation porte "sur une formulation". "J'ai dit que M. Fouquereau était un lâche, et c'est à comprendre dans le sens que son acte était lâche car il refusait seulement de me voir et c'était le seul, pas l'homme en tant que tel", a affirmé M. Ghesquière.
"Dans le cadre de la préparation d'un livre, j'avais calé mes rendez-vous avec tout le monde, j'avais déjà vu le président Sarkozy, et tout le monde m'a répondu. Sauf que le lieutenant-colonel Fouquereau, ce n'est pas un parmi tout le monde, c'est la source de l'information", a souligné le journaliste.
Dans son livre paru mi-septembre, Hervé Ghesquière met en cause l'Armée Française, surtout son responsable presse en Afghanistan, coupable, selon lui, d'avoir "intoxiqué" l'Élysée et le gouvernement français en leur affirmant que les journalistes cherchaient "à tout prix à rencontrer des talibans", ce qui avait causé leur perte.
Selon le lieutenant-colonel Fouquereau, la procédure en cours est "totalement décorrelée du livre et de tout ce que peut dire aujourd'hui M. Hervé Ghesquière, qui fera l'objet d'une étude".
Avec AFP