mardi 16 octobre 2012

Coup de pouce de Sarkozy à Copé contre Fillon


Nicolas Sarkozy a-t-il choisi Jean-Francois Copé contre François Fillon dans la bataille pour la présidence de l'UMP ? Rien n’est jamais bien clair avec ses trois personnages gravitant ou ayant gravité dans les sphères du « Siècle ».
À un mois du vote des militants du parti, ce 15 octobre, l’ancien président a tenu à décorer personnellement Jerôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-Francois Copé. Ce soutien amical fait presque figure de gros coup de pouce politique. Dans le camp Fillon, on dénonce un geste « pas très correct » de la part de l’ancien président.


En sortant des bureaux parisiens de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé a le sourire des grands jours. Son directeur de cabinet Jerôme Lavrilleux vient d’être décoré par l’ancien président et ce geste-là, à un mois du vote des militants de l’UMP, c’est plus qu’un soutien amical. Jean-François Copé : « C’était un moment très émouvant. Voilà, je vous le dis » Mais est-ce que l'ancien président l'a encouragé ? Le candidat à la présidence de l'UMP prend ses distances : « Cela, c’est une histoire qui n’est pas encore temps d’écrire. À bientôt. »

La bonne humeur de Jean-François Copé en dit long alors qu’il est en retard dans les sondages sur son rival François Fillon. Ce petit coup de pouce vaut presque adoubement de la part de l’ancien président. Le sénateur Roger Karoutchi, le directeur de campagne de Jean-François Copé, le reconnaît à demi-mot : « On est beau. On s’en va. C’est fini. Un grand moment d’émotion et d’amitié, de soutien et de fidélité. De soutien amical, il n’est pas rentré dans le détail de la campagne pour la présidence de l’UMP mais il a beaucoup remercié Jérôme et Jean-François de tout ce qui a été fait pour les présidentielles en disant très clairement qu’il n’oubliait pas ».

Nicolas Sarkozy n’aura pas une seule fois prononcé le nom de son ancien Premier ministre. Alors dans le camp Fillon, on fait grise mine en dénonçant un geste « pas très correct » de la part de l’ancien président.
Avec RFI